6 conseils pour bien négocier sa rupture conventionnelle en tant que salarié.

6 conseils pour bien négocier sa rupture conventionnelle en tant que salarié.

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Voici notre nouvel article SmartCoaching destiné à vous aider dans votre quotidien. Aujourd’hui, un sujet plus professionnel puisque nous traitons de l’épineux problème de la rupture conventionnelle d’un contrat de travail. L’objectif de cet article est de vous donner 6 conseils rapides qui vous permettront de gérer au mieux votre rupture conventionnelle. Si vous souhaitez aller plus loin et approfondir chaque notion abordée, n’hésitez pas à télécharger, notre application dédiée à la rupture conventionnelle du contrat de travail sur Googleplay et sur l’App Store, dont le contenu a été écrit à l’aide d’un avocat expert !

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, quelques éléments de contexte pour vous donner une vue d’ensemble du sujet : savez-vous que selon le ministère du Travail, un tiers de ruptures conventionnelles seraient subies et non choisies ? Voici le détail en chiffre de ce qu’il faut savoir sur la rupture conventionnelle en France :

  • +78% de ruptures conventionnelles en 6 ans
  • 386 062 ruptures conventionnelles en 2015
  • +8.8% des salariés concernés
  • Indemnité de rupture moyenne : 0.47 mois de salaire par année d’ancienneté
  • Juillet est le mois générant le plus de ruptures
  • 95% des ruptures sont acceptées par l’administration

Attention donc à bien se poser les bonnes questions avant de se lancer dans la négociation avec votre employeur ! Voici en 6 points, les éléments essentiels à valider pour être prêt à chaque étape de la procédure.

 

1) RENSEIGNEZ VOUS

Quelle est la politique de votre entreprise en matière de rupture à l’amiable ? Est-ce que votre entreprise est coutumière d’accepter ce type de départs et si oui dans quel contexte ? Recueillir  ainsi un maximum d’informations de cette nature vous permettra  d’identifier les freins et les obstacles éventuels qui pourraient être avancés par votre employeur et vous préparer au mieux pour les tous premiers entretiens.

 

2) PRÉPARER À L’AVANCE L’ENTRETIEN ET SES ARGUMENTS

Pour augmenter vos chances d’éviter une situation de blocage, vous devez préparer à l’avance votre argumentaire. Écrivez les éléments que vous souhaitez aborder et mémorisez-les. Bien entendu vous pouvez (et nous vous le conseillons) prendre avec vous ce mémo auquel vous pourrez vous référer si vous perdez vos moyens au cours de l’entretien.  Vous serez prêt ainsi à répondre aux éventuelles objections de votre employeur.

 

3) NOUER LE DIALOGUE AVEC VOTRE EMPLOYEUR

La rupture conventionnelle est avant tout une négociation entre deux parties qui doivent trouver un accord commun. C’est pourquoi les échanges demeurent le meilleur moyen pour obtenir une négociation optimisée.

 

4) VOTRE EMPLOYEUR DOIT ÊTRE LE PREMIER INFORMÉ

Si vous souhaitez lui proposer une rupture conventionnelle, alors personne d’autre que vous ne doit le lui apprendre. Par cette attitude, vous montrez ainsi que vous le respectez et que vous tenez à maintenir de bons termes avec lui sans vouloir nuire à son image au sein de l’entreprise. En parlant avec vos collègues, vous prenez le risque que votre employeur soit informé de votre projet avant que vous n’ayez eu l’occasion de lui en parler.

 

 5) RÉUSSIR VOTRE ENTRETIEN

Voici deux exemples de situation vous permettant d’aborder avec votre employeur la question d’un départ négocié :

 

Première situation : VOUS AVEZ UN PROJET PERSONNEL

Vous pouvez annoncer que vous souhaitez quitter votre poste pour créer votre propre entreprise, effectuer  une reconversion professionnelle ou encore reprendre vos études. Ce sont des arguments qui sont parfaitement recevables par votre employeur. Être transparent peut s’avérer être une bonne tactique.

Il vous faudra bien préciser toutefois que vous ne souhaitez pas concurrencer directement l’activité de l’entreprise que vous envisagez de quitter (si cela est bien le cas naturellement). Rassurez au mieux votre employeur sur ce sujet en lui indiquant que ce n’est pas sa personne ou son management qui est en cause, mais que votre départ s’inscrit dans un projet de vie qui vous appartient. Vous souhaitez donc partir dans le cadre d’une rupture conventionnelle afin de permettre un départ rapide et dans les meilleures conditions pour l’entreprise et vous-même.

 

Seconde situation : CONSTAT D’ABSENCE D’ÉVOLUTION POSSIBLE

Force est de constater que vous ne voyez pas d’évolution possible dans votre fonction. Vous commencez à vous ennuyer et votre entreprise ne peut pas vous proposer d’évolution en interne. Vous sentez une baisse dans votre motivation et par conséquent un risque certain pour votre efficacité. Pour votre entreprise, c’est la potentialité d’une perte de temps et d’argent évidente à plus ou moins long terme. Voici un argument à avancer auprès de votre employeur de façon calme et objective sans remettre en cause ses qualités de dirigeant. Abordez ces éléments en présentant les faits sous l’angle de votre propre ressenti.

 

6) ANTICIPER VOTRE DÉPART

Trouver un remplaçant qui pourra facilement reprendre vos fonctions sans nuire à la continuité de l’activité de l’entreprise est bien entendu un challenge qui peut stresser fortement votre employeur. Vous pouvez le rassurer en proposant des solutions concrètes comme former votre successeur le temps de son intégration, participer au recrutement d’un nouveau collaborateur ou assurer la passation des dossiers clients, autant de propositions qui seront appréciées de votre employeur  et qui peuvent faciliter la rupture à l’amiable.  Vous devrez bien entendu proposer une date de départ acceptable par votre entreprise.

Retenez en conclusion que si la rupture conventionnelle est une négociation simple et peu formelle, elle reste néanmoins délicate et vous devez vous y préparer de manière sérieuse. N’hésitez pas à vous faire conseiller pour ne pas brûler les étapes et arriver à la rupture de votre contrat en toute sérénité.

 

Bonne négociation.

 

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